Fougasse aux tomates séchées et Notre Père: même combat! De la simplicité et du goût!


Aujourd’hui, on va partager une fougasse aux tomates séchées tout en se penchant sur ce texte du « notre Père ».

Mt 6, 7-15
Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l’ayez demandé.
« Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié. Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous les avons remises nous-mêmes à ceux qui nous devaient. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, à vous non plus votre Père ne pardonnera pas vos fautes. »

Prenez-donc une petite tranchette :

Le texte que nous donne Matthieu aujourd’hui c’est un peu comme ces tomates : c’est du concentré de goût. Et cette prière c’est aussi un peu comme le pain : d’une banalité (parfois affligeante), et en même temps, l’élément principal de notre nourriture. Le pain, c’est la fougasse d’apéritif partagée entre copains, c’est le petit bout pour « saucer », c’est ce sur quoi on met le fromage, c’est ce qu’on trempe dans le café ou le chocolat bien tartiné de confiture avant.

Et le Notre Père que nous donne Jésus, c’est un peu ça non ? Une prière quotidienne, qui nous relie immédiatement par un lien filial à celui qui nous donne tout l’amour dont nous avons besoin, ce pain quotidien, pour faire en sorte que son règne vienne. Au-delà de réciter bêtement des mots appris pendant l’enfance, c’est dire, avec des phrases simples, tout ce qui fait l’essence de notre relation à Dieu. Non pas une relation de pouvoir, non pas une relation de crainte, mais une relation d’amour qui nous nourrit. Comme du pain. Du concentré de foi telles ces tomates de ma fougasse.

Certains vont peut-être me dire : oui mais ta fougasse, c’est déjà ,du pain élaboré ! Moi je ne commence juste qu’à m’y mettre et encore, avec ma machine à pain ! Je sais pas bien faire le pain, alors me lancer dans une fougasse j’abandonne ! Ben pour la prière c’est pareil et pourtant il n’y a plus qu’à suivre ce que Jésus nous dit : tu ne sais pas prier, tu ne sais pas quoi dire ? Pas grave, l’essentiel est de parler avec son cœur, sans faire de grandes phrases alambiquées, qui en veulent rien dire. Voici quelques mots simples pour s’adresser à Dieu. Et surtout, te prends pas la tête si tu n’arrives pas à retenir ces mots : va au plus simple en t’adressant à Dieu. C’est ce que tu as dans le cœur qui compte, pas les fioritures autour.

Sur ce, vous reprendrez bien un bout de ma première fougasse ? Une recette de pain à la MAP, trouvée dans la Bible des pains à la MAP (ah ah…humour !) : « Pain mainson, spécial MAP », de Cathy Ytak, chez Marabout. J’ai tenté de l’étaler, mais c’était pas terrible, ça collait aux doigts, d’où une fougasse au look un peu pataud. Mais franchement elle était super bonne ! Un vrai délice !

Aller : la recette !

FOUGASSE AUX TOMATES SECHEES

Mettre dans la MAP, programme pâte, les ingrédients dans l’ordre suivant :

270ml d’eau
350g de farine
100g de farine complète
1 sachet de levure de boulanger déshydratée

Une fois le programme « pâte » terminé, chasser l’air et incorporer 35g de tomates séchées découpées en petits moceaux. Etaler, façonner et découper le pain en fougasse et laisser lever 1H.

Chauffer le four à 220° et une fois que la pâte a bien levé, enfourner pour 25mn environ : attention à la cuisson à prendre en compte l’épaisseur de la fougasse. Au moment d’enfourner, dans la lèche-frite du four bien chaude, verser un verre d’eau et fermer aussitôt la porte du four. Ce « coup de buée » aide le pain à bien dorer.

Tellou

Le blog culinaire et spirituel d'une expat au Moyen Orient.

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3 commentaires

  • Aliénor
    20 juin 2008 at 14:31

    J’adore tes comparaisons ….

  • catherine
    20 juin 2008 at 14:31

    Quel bonheur et quelle belle idée de marier Evangile et cuisine !

  • Florence
    20 juin 2008 at 14:31

    Prière de Jésus
    Oui, comme le dit Catherine, quelle superbe idée ce mariage de l’Evangile et ta recette de fougasse aux tomates séchées ! Et la comparaison, j’adhère entièrement !
    Je retiendrai « prier avec le cœur sans se prendre la tête ». C’est la communication assurée avec le big boss (comme dirait Tim Guénard)! C’est comme ça que je l’ai rencontré personnellement. Si si ! Ceux qui en ont fait l’expérience me comprendront et pour les autres, je n’ai pas de mot pour l’expliquer mais… essayer !
    Et pour la recette de la fougasse, je vais essayer ! Peut-être pas avec les tomates séchées mais avec cœur, sans doute. Merci et à bientôt.

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