L’almanach de Michel le jardinier




Je reproduis ici la méditation du dimanche 24 mars 2019 proposée pour Retraite dans la Ville

Je vis sur la péninsule arabique et je tente de faire survivre mon petit jardin aux températures estivales qui montent à 50 °C.

Chaque année, je regarde mon figuier jaunir et mon bougainvillier se rabougrir. Et chaque année, je crains de les perdre. Alors j’arrose, j’en prends soin. La laïque dominicaine que je suis voit parfois la Bible comme l’almanach de Michel le Jardinier. Entre vignes, figuiers, graines de moutarde, blés, on pourrait presque se lancer dans l’agriculture.
Je me suis demandé pourquoi le maître et le vigneron étaient frustrés de ne pas trouver du fruit sur leur figuier. Mais quand j’ai regardé le mien, la réponse m’est venue : ils l’aiment.
Je ne sais si les plantes ont une âme et répondent aux soins qu’on leur donne, mais je sais que des hommes, même brûlés par la vie, donnent des fruits quand ils sont aimés, choyés. Rien n’est jamais foutu. Mais cela ne suffit pas ! Nous avons besoin de savoir que nous sommes aimés ! Cela peut paraître impossible dans les difficultés.

Je vis sur la péninsule arabique et je tente de faire survivre mon petit jardin aux températures estivales qui montent à 50 °C. Chaque année, je regarde mon figuier jaunir et mon bougainvillier se rabougrir. Et chaque année, je crains de les perdre. Alors j’arrose, j’en prends soin. La laïque dominicaine que je suis voit parfois la Bible comme l’almanach de Michel le Jardinier. Entre vignes, figuiers, graines de moutarde, blés, on pourrait presque se lancer dans l’agriculture.
Je me suis demandé pourquoi le maître et le vigneron étaient frustrés de ne pas trouver du fruit sur leur figuier. Mais quand j’ai regardé le mien, la réponse m’est venue : ils l’aiment.
Je ne sais si les plantes ont une âme et répondent aux soins qu’on leur donne, mais je sais que des hommes, même brûlés par la vie, donnent des fruits quand ils sont aimés, choyés. Rien n’est jamais foutu. Mais cela ne suffit pas ! Nous avons besoin de savoir que nous sommes aimés ! Cela peut paraître impossible dans les difficultés.

Pourtant, même dans ces moments nous recevons de la bienveillance. Apprenons à reconnaître que nous recevons des autres. De Dieu. Puis remercier, louer et reverdir. S’épanouir. Et porter des fruits. Cette reconnaissance de l’amour reçu de Dieu est ce premier pas qui nous sauve. Porter des fruits, c’est donner chair à l’amour, à l’espérance, à la foi.
Quel jardinier suis-je si je ne prends pas soin du jardin de Dieu ? Jardiner les hommes nous demande de la patience et de mettre de côté nos jugements. Qui suis-je pour dire que telle ou telle personne est foutue, bonne à rien ? Ma foi de chrétienne, c’est de reconnaître qu’il y a un grand Jardinier* et qu’Il prend soin de nous retourner le cœur et nous permet peut-être de décupler ces fruits, de les rendre plus gros, plus sucrés, plus juteux. L’amour, la joie, la compassion sont nos fruits. Entendre « peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir », c’est entendre cette espérance venue de Dieu que peut-être nous ne sommes pas des « bons à rien », mais des porteurs de bienfaits.

* Évangile selon saint Jean, ch. 20, v. 15.

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