Une femme archevêque?


Pendant, ce temps, à Perth, en Australie, chez les Anglicans….

Elle l’a fait ! Anne Soupa a présenté sa candidature à l’évêché de Lyon. Coup médiatique certes pour mettre ne lumière le fait que non, jamais une femme qualifiée ne pourra être nommée à un tel poste. Parce que l’Eglise catholique refuse toujours le ministère ordonné aux femmes (entre autres….).

Je voudrais revenir brièvement sur quelques objections qui reviennent très souvent pour empêcher l’ordination des femmes.

Les femmes ne peuvent pas être prêtre, c’est écrit dans la Bible quand il a choisi les 12.

Non. Ne faisons pas dire aux textes ce qu’ils n’ont pas dit. Jésus a choisi 12 apôtres, certes de sexe masculin. Et c’est vrai que le magistère s’appuie sur ce fait pour empêcher l’accès des femmes au ministère presbytéral. Néanmoins, encore une fois, il n’est jamais écrit noir sur blanc que Jésus a dit « ces 12 hommes seront les premiers prêtres d’une nouvelle pratique religieuse que j’institue et qu’il est hors de question que des femmes soient nommées à ces positions dans les années futures. ». Il est temps de prendre en considération le contexte historique dans lequel Jésus évoluait. Et même quand les 12 ont du remplacer Judas et qu’ils ont choisi un autre homme, pour moi cela a voir avec un contexte anthropo-sociologique et non une décision théologique.

C’est aussi oublier le rôle des femmes non seulement lors de la résurrection, mais encore lors des premières communautés suivies notamment par Paul, avec des femmes comme Junie ou Phoebe.

Et en général, je dirai juste « arrêtons de lire la Bible de manière littérale !!!! »

Le prêtre célèbre « in persona christi »,

c’est-à-dire que vu que le prêtre en quelque sorte est là à la place du Christ, étant donné que le Christ était de sexe masculin, seule un homme peut officier en tant que prêtre. Or un tel argument théologiquement complètement valable, va aussi à l’encontre des théologies trinitaires. Pour moi, on ne peut pas parler de consubstantialité, avec Jésus qui serait vrai homme et vrai Dieu et réduire son humanité au sexe masculin. Jésus est pleinement humain, et pleinement Dieu. Réduire son humanité à son sexe et son genre, c’est aussi du coup réduire sa divinité. Et ainsi, le message divin ne s’adresserait plus qu’à la moitié de l’humanité ? La moitié masculine ?

L’autre objection, non théologique celle-là est celle du pouvoir.

« Vous voulez le pouvoir hors la prêtrise est un service ». Certes. Mais justement, si ce n’est pas un pouvoir, alors tous les prêtres, évêques, cardinaux seraient prêts à laisser leur « service » qui est très souvent lourd. Or l’on voit qu’il s’accroche à ce service, parce que cela leur donne du pouvoir. Alors pourquoi quand on parle des hommes, le pouvoir est normal ; mais dès qu’une femme souhaite y prétendre, le pouvoir devient quelque chose de sale et à éviter ? Est-ce à dire qu’une femme finalement serait trop pure, trop gentille peut-être pour que l’on ne puisse lui donner du pouvoir ? Qu’est-ce qui gêne vraiment au fond ? Le pouvoir n’est pas forcément sale ! Le pouvoir c’est aussi la possibilité de faire changer les choses pour un mieux. Le pouvoir n’est pas l’opposé du service ! Et quand bien même si c’était uniquement de pouvoir dont il était question, oui, les femmes veulent aussi du pouvoir et sont capables de l’assumer. En plus très honnêtement, quand on voit les scandales de l’Eglise ces dernières années et semaines, et quand on constate ce que des hommes de pouvoir dans l’Eglise ont fait de ce pouvoir envers des enfants, envers des religieuses, envers des personnes fragiles, franchement, vous pensez vraiment qu’ils ont eu le pouvoir « noble » ? Une femme ne pourra pas faire pire…..

Oui l’Eglise est en crise, et c’est vrai, cela ne donne pas envie de rester. Mais parce que nous ne la voyons que comme elle est. Et si nous faisions preuve d’imagination ? et si nous arrêtions de dire « cela a toujours été comme ça, alors on ne change pas…. ». Et si on inventait une autre Eglise ? Une Eglise pour tous ? Et si on s’autorisait à rêver ? Et si on s’autoriser à penser l’avenir et changer les choses ?

Tellou

Le blog culinaire et spirituel d'une expat au Moyen Orient.

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7 commentaires

  • Courjaret
    27 mai 2020 at 11:02

    Et même si c’est écrit dans la Bible, les textes doivent évoluer. Autres temps, autres moeurs………heureusement. Il est vrai que les femmes recherchent plus souvent le service que le pouvoir. Mais, bon, ne tombons pas dans le travers de cataloguer les défauts et qualités en fonction des sexes. Hommes et femmes, êtres humains égaux.

    • Tellou
      Tellou
      28 mai 2020 at 09:09

      Ce n’est pas aux textes d’évoluer. Ils sont là, on ne peut les éviter. Mais c’est notre interprétation, notre travail sur ces textes qui doit évoluer. On ne peut pas faire dire n’importe quoi aux textes, et surtout pas ce qu’ils n’ont pas dit. Mais par contre on peut les remettre en contexte et partir de là. St Paul a écrit les versets probablement les plus misogynes envers les femmes, mais aussi ceux qui permettent une plus grande égalité des sexes. Et même les verset dits « misogynes », qu’est ce que l’on en fait?
      Et quand bien même les femmes rechercheraient elles aussi le pouvoir, qu’y-a-t-il de mal à cela? le pouvoir est-il si mauvais? Le désir irrépressible du pouvoir pour servir ses intérêts propres, pour satisfaire son propre ego, pour faire le mal, oui celui-là est répréhensible. Mais le pouvoir pour changer les choses, apporter le bien commun, guider les gens vers un mieux, c’est plutôt sain. Je tente à m’insurger contre une vision du pouvoir qui serait sale et donc pas compatible avec la finesse ou la sensibilité féminine. C’est sale donc laissez cela aux hommes! N’allez pas salir vos blanches mains! Or je suis d’accord avec toi Brigitte, devant le pouvoir, nous sommes tous à égalité, hommes ou femmes. Il y a des hommes comme des femmes qui abusent du pouvoir, l’on utilisé à des fins dégradantes pour les hommes. Et puis il y a des hommes et des femmes qui s’en sont servi à bon escient. Comme tu le dis: il ne faut pas cataloguer les qualités ou les défauts en fonction des sexes….

  • Courjaret
    28 mai 2020 at 09:50

    Tout à fait d’accord sur la question du pouvoir.. Par contre, pas trop d’accord pour les textes. Pourquoi ne pourrait-on pas les éviter s’ils sont obsolètes? Pourquoi essayer de changer leur interprétation en façon « moderne ». Ainsi qu’on change un texte de loi, on pourrait changer les textes…..mais ces textes sont de droit divin, alors on n’y touche pas et ce côté m’échappe probablement un peu. Les encycliques ne sont-elles pas faites pour ça?

    • Tellou
      Tellou
      28 mai 2020 at 13:29

      Je pense que l’on ne peut pas éviter les textes. Ils sont là. Et des fois ils sont plutôt catégoriques dans ce qu’ils disent. Donc on ne peut pas leur faire dire n’importe quoi. Par contre, oui, pour moi l’on peut dire « une telle chose n’est plus valable aujourd’hui » (comme St Paul qui intime aux femmes d’obéir à leurs maris), mais tout en se demandant quand même comment un tel texte pourrait quand même nous parler aujourd’hui. C’est à dire revenir peut-être au contexte où a été ecrit cela, tenter de le comprendre et se demander si aujourd’hui la raison initiale pour avoir écrit cela est toujours valable. Je crois que ce que j’essaye d’expliquer ici c’est qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Pour des versets datés/ violents etc, certains sautent vite le pas qui dit que de toute façon la Bible est un ramassis de vieux textes, plus d’actualité et que les gens sont bien cons de suivre ce qu’il y a écrit dedans. Ces textes ne sont pas de droit divins et l’on revoie constamment les traductions afin de coller les textes à la manière dont les gens écrivent et parlent. Pour autant, l’on ne peut pas se refaire un nouveau livre biblique que l’on aurait tronqué de ses textes qui ne nous plaisent pas. Par contre, on peut encore et toujours travailler les textes, les lire, les relire, en proposer des manières de les lire comme je peux le faire sur mon blog. Et comme les papes font dans leurs encycliques. Comme les Juifs font aussi en permanence. Le texte est gardé vivant ainsi…

  • Bernard Rivière
    28 mai 2020 at 14:54

    Oui, je me suis réjouis lorsque j’ai entendu parler il y a quelques jours de la candidature d’Anne. Bravo ! Mais attention à ne pas nous tromper d’époque et demeurer sur un monde d’hier, en y mettant des rustines pour en cacher les fissures. Des femmes prêtres ou diacres et pourquoi pas également évêques pour masquer les pénuries, ok pour aujourd’hui parce que les schémas hiérarchiques sont bien définis depuis des millénaires… Mais demain, ne soyons pas trop optimistes, après-demain ? Les paroisses, les diocèses, les archidiocèses, avec des curés, des évêques et des archi, qu’en sera-t-il de nos belles vieilles certitudes ?

    L’Esprit saint a plus d’une idée, à condition que nous sachions l’écouter, agir et nous laisser conduire. Comment, où, pour quoi ? Je n’en sais rien, mais ce que je sais c’est que les structures vieilles de deux mille ans ne collent déjà plus aujourd’hui, mais plus du tout, alors après-demain ?
    Que pourrait être cette Église pour les hommes de notre temps ?
    Une Église de croyants vivant la foi en petites communautés, différentes les unes des autres par leur mode de vie, leurs cultures, leurs origines géographiques etc. Ce qui sera commun à toutes, c’est la fidélité et l’amour pour le Dieu unique. Ce sera le rôle de l’évêque, – que sera-t-il cet évêque, pas un DRH, mais un spirituel théologien, marié ou pas marié, un homme ou une femme ? – celui qui sera proche des communautés, un berger ou une bergère de l’Évangile, dont le souci sera de garder dans la foi les communautés dispersées. Relisons et actualisons saint Paul et les Actes, au lieu d’énoncer des absurdités sur la question des prêtres hommes sous prétexte que les apôtres étaient des hommes peut-être célibataires, etc….
    Il y a tellement à dire, que je m’arrête !
    Ça fait quarante ans que je tente de m’ouvrir et de rêver à une Église pour aujourd’hui. Celle d’aujourd’hui ne m’a pas fait fuir, mais combien l’ont fait ou sont prêts à le faire. L’après Jean XXIII et le concile nous a déçus, que François agisse et « sorte » des routines et des rustines.

    Bernard Rivière

  • LEVY
    31 mai 2020 at 18:14

    ¤ MAIS FAUDRAIT-IL UN(E) ARCHEVEQUE POUR « MONTER EN CHAIRE CHACUN SON TOUR » ?

    > Et si l’on commençait par regarder du côté où, de très longue date, se sont conjointement institués LE SACERDOCE UNIVERSEL ET LA GOUVERNANCE COMMUNE DU SAVOIR ET DU PEUPLE. Plutôt que de chercher de fausses issues – fausses, car si on se laissait tenter de les emprunter, rien ne serait changé.

     Comme avec ce compromis dont on nous suggère les termes qui sépareraient « … la distinction entre le ministère ordonné et la gouvernance de l’Église « .

    Redisons que si le moindre petit pas est fait dans la direction de cette distinction, l’Institution romaine récupérera cette magnifique provocation qui lui est adressée par une femme, l’ajustera à son immuable corpus sexué, bref la digérera.

    Pour peu que dans la durée que ces sortes de digestions requièrent de la part d’une cléricature, les plus habiles l’emportent, et tout ira de sorte qu’on aura demain ou après demain des ministères d’administration épiscopale confiés à des femmes.

    Mais, à l’encontre de celles-ci, l’exclusion des ministères ordonnés perdurera : cette ségrégation ne sera en rien entamée. Bien au contraire, car la fortification de la de la ligne de démarcation qui leur fait barrage s’en trouvera consolidée.

    C’est une fausse apparence d’égalité qui aura été affichée : à des femmes reviendront les honneurs de fonctions, de responsabilités et de gouvernance séculières qui auront tout pour paraître éminentes ; aux seuls hommes demeurera réservée l’entrée dans le corps sacerdotal – l’exclusion ainsi renouvelée ajoutant à ses prétextes et à ses déguisements de toujours, ce revers de la main qui signifiera que « désormais les femmes n’ont plus de raison de se plaindre ».

    La seule question qui vaille face à une ségrégation est celle de son abolition. Aurait-on tenu que l’apartheid avait pris fin si les Noirs d’Afrique du Sud avaient pu monter dans les autobus à côté des Blancs, sans accéder en même temps au droit de vote – dont ils auraient continué à être jugé incapables ou indignes de l’exercer ?

    L’enjeu ici est spirituel. Et il est inscrit dès la Genèse : il n’est aucune autre distinction entre l’homme et la femme qui se dissocient dans l’Adam, que les parts, les rôles et les affects qui leur sont respectivement donnés dans la reproduction sexuée. Cette reproduction où le Créateur, s’étant ravisé, leur fait prendre place, à leur tour, pour qu’ils participent à la continuation de la création qui procèdera de l’amour.

    Les codes sociaux des sociétés humaines, les représentations archaïques, névrotiques, et invariablement sanglantes, sur lesquelles ils se configurent, ne vont pas de sitôt cesser de malfaire, ils ne vont pas renoncer à leur ouvrage, obsessionnellement dédié à la séparation de l’homme et de la femme. Qu’importe à ceux qui les édictent depuis toujours que D.ieu eût signifié que c’est Lui qui les a unis ?

    Et si l’essentiel est appelé à la barre dans ce procès millénaire, il n’aura pas beaucoup à plaider pour faire entendre que la lumière que propage cette union des deux sexes couvre un paysage infiniment plus étendu que le seul sujet du mariage – sur lequel ordinairement le contre-sens, ou le non-sens, la concentre. Il lui suffira de rappeler que ce sont deux sacrements assurément sans pareils, l’Incarnation et son pendant la Résurrection, auxquels des femmes ont été appelées à présider, et qu’il a été échu à deux femmes, et à elles seules, de les administrer ; l’une dans son corps de femme, l’autre d’un geste et d’un mot devant le tombeau vide – le masculin n’en était certes pas absent, mais, pour le premier, l’homme a été placé dans l’ombre, et pour le second, il n’a compté qu’aux rôles de deux épisodiques et fragmentaires témoins …. Et pour cette autre élévation qu’est la Passion – l’élévation d’une mort partagée dont la vie viendrait triompher à jamais -, elle est exemplairement concélébrée au pied de l’instrument du supplice par la mère du condamné et par le disciple préféré.

    A l’égard de celles qui ont délivré de tels sacrements dans la plénitude de leur vocation, quelle relégation de leur sexe, quelle exclusion conséquente vouée à les tenir en dehors du service du croire – de quelque service du croire que ce soit – saurait-elle faire sens ? Et ce serait même, en fin de compte, abaisser leur vocation, qui fut accomplie au sommet spirituel de histoire de leur foi, si on la prenait en compte pour l’ajouter à tout ce qui rend irrépressiblement dérisoire l’interminable refus et rejet opposé aux femmes et, plus fondamentalement et plus outrageusement encore, à la féminité.

    Le contraste est tellement inouï qu’il se requalifie en un paradoxe insoutenable : de ceux qui commandent qu’on porte le regard au-delà de ce qui déjà les réfute. Et en l’espèce, le regard n’a pas à se hasarder trop loin : il s’arrête sur le plus visible – que tant de scrutateurs, qu’ils soient du passé ou de l’horizon du cléricalisme, s’interdisent de voir. Deux bornes auxquelles, pour ce qui est en cause ici, l’Eglise romaine s’est depuis si longtemps et si fixement arrêtée que tout cours nouveau de la pensée spirituelle l’y dépasse et l’y abandonne.

    Comment entendrait-elle ainsi que l’exclusion des femmes des ministères ordonnés procède d’une répulsion insurmontable de leur sexe, de la confusion millénaire entre le corps de la femme et l’impureté – pureté et impureté étant les deux notions les plus démentiellement déviantes et violentes qu’ait forgé le genre humain -, de son endurcissement dans la méconnaissance et le déni de la grandeur qui est conférée à la fusion amoureuse des corps à partir du don de la reproduction sexuée.

    Cette exclusion ne tient pas à d’autres racines. Lesquelles ne sont devenues inextirpables qu’en ce qu’elles ont été, vis-à-vis de l’intelligence symbolique de la Genèse, vis-à-vis de la dissociation de l’Adam et donc de ce même don de la reproduction sexuée, autant de métastases d’un mal qui a pris corps avec la dénaturation chrétienne du ‘’penser-judaïsme’’ qui a sévie aux premiers siècles chrétiens. Et qui fut moins, au reste, le délaissement d’un tronc commun du croire qu’une révocation de l’esprit de l’Alliance.

    L’autre borne est la butte sur laquelle s’est positionnée la caste sacerdotale. Une caste de prêtres, coulée dans le moule des religions païennes et calquée sur des hiérarchies impériales de la Rome antique, qui, pour des siècles, s’est faite sourde à l’incongruité spirituelle et scripturale qu’elle incarnait.

    Que seuls des hommes, et des hommes en célibat, eussent accès à cette caste, à ses pouvoirs et à son éminence, signifiait que la femme, les femmes en tant que sexe, formait un genre spirituellement inférieur. Pas même une caste, mais bien un genre – d’abord spécifié par l’impur qu’elles contenaient, par l’impur dont elles étaient faites.

    C’est donc bien cette butte qu’il importe d’araser. Sinon l’égalité spirituelle ne verra jamais le jour. Sauf, bien entendu, pour celles et ceux qui auront établi cette égalité dans le chemin de liberté dont ils auront résolument fait le choix.

    La masculinité tenue pour élective ne fait pas que scandaliser les consciences. Le célibat y ajoute un indépassable blasphème à l’encontre de la Création : le mépris, le dégoût du corps, l’assimilation à une ordure de ce qui participe à l’expression de l’amour, de cet amour dont le récit de la Genèse est le poème. Que reste-t-il de l’Alliance quand le corps de la femme et de l’homme, créés ensemble dans l’Adam et dissociés pour être les deux pôles de l’amour transposé du divin dans l’humain, et par conséquent cet amour lui-même, deviennent, sur des siècles, objets de honte, et font le sujet du péché ?

    A toutes les raisons exégétiques, historiques, sociétales qui invalident l’élévation séparative d’un corps sacerdotal, et partant sa légitimité à confisquer la moindre part d’un ‘’pouvoir’’ spirituel, s’ajoute une contestation – à la fois sanction et précaution – qui est peut-être, pour notre temps, la plus radicale de toutes : notre cléricature a méconnu la célébration du charnel, celle qui lui revient pour sa totalité, et d’œuvre d’amour l’a rendue souillure.
    Nous savons qu’aucune faute ne reste sans appel. Mais quelles que soient les représentations tourmentées et archaïques sur lesquelles on s’est conformé, s’y assujettir à un degré où un projet du créateur ne se lit plus dans la création, tend bien à évoquer le péché contre l’esprit.

    Didier LEVY -31 05 2020

    • Tellou
      Tellou
      4 juin 2020 at 06:30

      Merci merci merci Didier pour ce long commentaire si intéressant et pertinent!

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