L’Avent



Aujourd’hui nous fêtons le premier jour de l’Avent. Mais c’est quoi? L’Avent vient du latin « Adventus »
qui est l’acte d’arrivée et le fait d’arriver dixit mon
Gaffiot. (Ca faisait longtemps que je ne l’avais pas sorti celui-là.)
Bref, l’Avent est le temps qui précède Noël. Comme
pour le temps de Carême qui est un temps de préparation
à Pâques, les chrétiens distinguent un peu plus
cette période qui commence 4 dimanches avant Noël, et pas forcément dès le 1er décembre comme les calendriers de l’Avent en chocolat. Si
vous avez l’occasion d’assister à une messe pendant cette
période, vous constaterez que le prêtre porte une étole
violette (l’étole est son espèce d’écharpe, qui
change de couleur en fonction des temps liturgiques de l’année.
Le violet est utilisé pour les temps de deuil, d’attente comme
Carême)

Donc, pendant l’Avent on attend
l’arrivée..mais de quoi? De qui? Hein? Alors là, tous
en cœur vous me dites « ben on attend Jésus!! »

Et bien les amis ce n’est pas si
évident que ça! Enfin si, bien sûr, on attend
Jésus.Deux points ici:

 

  • on se remémore l’attente de
    Jésus : cf  les Prophètes qui l’ont annoncé (je
    vous laisse relire ici l’Ancien Testament…ça passe le temps
    un soir de glandouille devant la cheminée). A l’époque
    certains attendaient un roi, type Salomon ou Albert de Monaco pour
    faire plus moderne. Certains attendaient un guerrier qui chasserait
    l’envahisseur romain hors d’Israël, d’autres attendaient un
    mélange des deux…

  • on ancre cette attente dans notre
    monde actuel: ok, Jésus ne va pas revenir là comme ça
    d’un coup, alors qu’est ce que ça signifie pour moi
    aujourd’hui que d’attendre? Qui est-ce que j’attends? Un
    super-magicien capable de répondre à tous mes désirs?
    Un super-héros qui arrête les fléaux de ce
    monde?

Bon, je dis ça comme ça
au passage, l’air de rien, mais ceux qui ont attendu un Superman ou
ceux qui espèrent encore aujourd’hui que Dieu est Superman
vont être assez déçu, parce que oui, fin du
suspense, on le sait déjà: Jésus arrive dans une
grange en tant que bébé! On repassera pour l’arrivée
en grande pompe syle les grandes heures de « Champs
Elysées » avec un Drucker enthousiaste (il est
toujours enthousiaste c’est vrai aussi..)

Donc pendant ce temps de l’Avent qui
commence aujourd’hui, on attend, on veille, on se met en état
de désir de…  Sdans l’esprit dont nous parle St Marc Mc 13, 33-37

« Jésus parlait à ses
disciples de sa venue : « Prenez garde, veillez : car vous ne
savez pas quand viendra le moment. Il en est comme d’un homme parti
en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à
ses serviteurs, fixé à chacun son travail, et
recommandé au portier de veiller.
« Veillez donc,
car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra,
le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin. Il peut
arriver à l’improviste et vous trouver endormis. Ce que je
vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! » »

Concrètement je ne regarde pas à
ma fenêtre le matin quand je me réveille. Mais l’attente
et la veille c’est préparer son cœur, être plus
attentif au monde qui nous entoure. Nous les chrétiens savons
que le 25 décembre nous allons fêter la naissance de
Celui qui nous a apporté beaucoup de joie, d’espérance
et d’amour à travers un message qui passe les temps. Mais la
foi n’est jamais évidente et ce n’est jamais un acquis.
L’Avent c’est donc s’arrêter un chouïa et se dire « qui
est-ce que j’attends »? Qui est Jésus pour moi? Hum
hummmm…

Tellou

Le blog culinaire et spirituel d'une expat au Moyen Orient.

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3 commentaires

  • electromenagere
    30 novembre 2008 at 14:22

    Je vais ‘m’introspecter » alors

  • Poucecaillou
    30 novembre 2008 at 14:22

    Merci
    On essayait justement d’expliquer aux enfants ce qu’était l’Avent ce matin.
    Reste à savoir pourquoi ça s’écrit avec un E et non un A

  • Florence
    30 novembre 2008 at 14:22

    AVANT ou AVENT ?
    Nous avons tous connu, enfants, la difficulté d’écrire le son « en » avec un e ou avec un a et peut-être encore maintenant sommes-nous saisis d’un léger doute : en ou an ? Avent ou Avant ? Libérons-nous un instant des contraintes orthographiques et voyons quels bénéfices retirer d’un temps liturgique que l’on nommerait « l’Avant ». L’Avant, c’est bien sûr ce qui nous assure de l’après. Si l’on peut dire « avant », c’est toujours après coup, après l’événement. Soit parce que celui-ci s’est déjà produit et se répète, soit parce qu’on s’est assis au bord du chemin et que l’on regarde en arrière. Ainsi l’«Avant» attire vers le passé. Avant que les enfants ne soient partis, avant que je te connaisse, avant que Jésus ne soit sur la croix… «Avant» nous entraîne dans un lieu où tout est encore possible, indéterminé, là où nous aimerions pouvoir changer les choses, recommencer, faire d’autres choix. Peut-être est-ce la raison pour laquelle « l’avant » de la fête est mis en valeur. Les injonctions commerciales y sont pour beaucoup. Il faut préparer longtemps avant et parfois coûteusement sous peine de ne pas réussir la fête. Un avant-Noël est rempli de l’histoire biblique des peuples qui ont longtemps marché, des prophètes qui contre vents et marées ont appelé à la conversion du cœur.
    Pourtant, nous n’en sommes plus là. Il n’y a plus, pour les chrétiens, de retour en arrière possible : « depuis le jour du sang versé nous savons bien que tout est grâce » (D. Rimaud). L’avant n’existe que sous forme de mémoire. Noël comme mémoire de la venue du Seigneur nous oblige à passer de l’avant à l’Avent, à choisir de renoncer au « an ». L’avant prend le deuil et si nous voulons vivre avec le Seigneur de la crèche et le Fils de Dieu au Jourdain, il faut entendre « advenir » dans l’Avent. L’Avent signifie la venue, l’avènement du Seigneur. Il vient vers les hommes. Lui, le Dieu invisible s’adresse aux hommes comme à des amis et les invite à partager sa vie divine. Ce mystère s’accomplit dans le Christ (Dei Verbum, Constitution conciliaire sur la Révélation divine, n° 2). Dès lors, la question n’est plus de préparer sa venue mais d’en vivre. Car il y a là une question de vie. L’Avent désigne l’invitation que Dieu fait aux hommes de partager sa vie. Il y a véritablement partage, échange, puisque le Christ qui prend corps de la Vierge Marie s’est fait homme (Credo) pour que nous soyons rendus participants à sa nature divine. L’Avent rend compte du désir de Dieu de se communiquer, de nous faire partager sa vie. L’Avent est la promesse que nos vies d’hommes et de femmes, quels que soient leurs « avants », sont dignes de partager la vie de Dieu.
    Sources : http://www.vatican.va 081201 (460)- E.S.M.
    Ce document est destiné à l’information; il ne constitue pas un document officiel
    Eucharistie sacrement de la miséricorde – (E.S.M.) 01.12.2008 – T/Benoît XVI – T/Avent

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