Ne crains rien..tu as tout gagné (Michel Quoist)




Aujourd’hui nous entrons donc dans la période de Carême avec le Mercredi des Cendres. Pour la période de Noël, pour ceux qui sont venus visiter le blog, vous vous souvenez peut-être que j’avais mis en ligne des poèmes, des textes, des prières. Et bien pour cette période de Carême, en allant vers Pâques, je vais recommencer l’opération « se nourrir d’autre chose que de nourritures terrestres » et vous proposer plus souvent de quoi vous nourrir spirituellement. Il n’est pas interdit bien sûr de lire les textes en dégustant une bonne crêpe au Nutella. ;)(sauf si vous jeûnez de Nutella bien sûr). En alternance bien sûr avec des recettes de bons petits plats maison, parce que l’on ne vit pas que de spiritualité non plus… 😉


Donc nous inaugurons cette opération avec un texte de Michel Quoist, prêtre engagé auprès des Jeunesses Ouvrières Chrétienne et de l’Action Catholique  (ensemble de mouvements tournés vers le catholicisme social) et décédé en 1997. Si vous êtes jeune, ado ou dans la vingtaine, vous pouvez lire « Parle-moi d’Amour » de Michel Quoist. Le livre date un peu et peu paraître parfois rétro voire un chouïa tradi, mais il est merveilleux de poésie dans cette quête initiatique d’un jeune qui cherche à aimer et qui n’y arrive pas. Il va voir un Sage qui petit à petit va lui ouvrir les yeux. On ne sait pas de quelle religion est le sage et Dieu n’est jamais cité. Le livre peut donc tout à fait  satisfaire les réfractaires à la religion quelle qu’elle soit. C’est une réflexion globale sur « c’est quoi aimer vraiment? » « ma vie, mon corps je les utilisent comment? ». A noter aussi que le livre est entrecoupé de textes qui peuvent être réutilisés pour des cérémonies style mariage ou veillées de prière.


Seigneur, pourquoi m’avez-vous dit d’aimer tous mes frères
les hommes ?

J’ai essayé, mais vers vous je reviens effrayé…

 

Seigneur, j’étais si tranquille chez moi, je m’étais
organisé, je m’étais installé.

Seul, j’étais d’accord avec moi-même, à l’abri du vent, de
la pluie, de la boue…

Je serai resté pur, enfermé dans ma tour.

 

Mais vous m’avez forcé à entr’ouvrir la porte.

Comme une rafale de pluie e pleine face, le cri des hommes m’a
réveillé.

Comme une bourrasque, une amitié m’a ébranlé.

Et j’ai laissé une porte entr’ouverte…

 

Les premiers sont entrés chez moi, Seigneur ; il y
avait tout de même un peu de place en mon cœur. Jusque-là c’était raisonnable.

Mais les suivants, Seigneur, les autres hommes, je ne les
avais pas vus derrière les autres.

Ils étaient nombreux, ils étaient misérables ; ils m’ont
envahi sans crier gare, il a fallu faire de la place chez moi.

 

Plus ils poussent la porte et plus la porte s’ouvre.

Ah Seigneur, je suis perdu, je ne suis plus à moi.

Il n’y a plus de place pour moi chez moi.

 

« Ne crains rien, dit Dieu, tu as tout gagné. Car
tandis que ces hommes entraient chez toi, Moi, ton Père, moi, ton Dieu, je me
suis glissé parmi eux. »

 

Michel Quoist

Tellou

Le blog culinaire et spirituel d'une expat au Moyen Orient.

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Un commentaire

  • Pierre
    26 février 2009 at 19:31

    Bien vieillot tout ça….
    Cette surabondance de clichés et de paraboles (pas chères)ne fait pas avancer le schmilblick d’un centimètre! Un texte de ce genre continue à donner de ce Dieu une image rétrécie, à l’échelle des hommes… c’est à dire à toute petite échelle. Mais pour garder attentif le charbonnier il y a longtemps que l’on emploie ce moyen. On pourrait produire des kilomètres de ce type de prose, l’agrémenter comme Quoist le fait, d’une petite étincelle poëtique, mais cela ne fait, en fait, que valider cette vision terre à terre du spitituel. Je trouve cela aussi inutile, à l’opposé que les longs alignements de poncifs religieux qui ancrent dans la tête des vérités validées par d’autres, et qui sont finalement un confort… et pour beaucoup uniquement un confort.
    Mais le confort a ses charmes.
    Les choses de l’esprit sont trop précieuses pour être confiées à d’autres…. j’y vais de ma parabole: tu leur confie un diamant et il te rendent un bout de verre.

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